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TOMBEAU DE JACK KEROUAC

TOMBEAU DE JACK KEROUAC
jazz poem

Texte, Enzo Cormann (texte, voix)
Musique, Jean-Marie Machado et Jean-Marc Padovani

avec :
Enzo Cormann, voix
Jean-Marie Machado, piano
Jean-Marc Padovani, saxophones
Enregistré les 22 et 23 janvier 2002 au studio La Buissonne par Gérard de Haro, assisté de Gilles Olivesi ; et les 1er et 2 juin 2004 au studio Guimick par Jacques Laville.
Mixage, Jacques Laville 
Mastering, studio Micro-Créations
Conception graphique : Anne Laville
Illustration de couverture : Natasha Krenbol, « grigri » (technique mixte), détail.

Une production La Grande Ritournelle

Père fondateur et « writing hero » de la dite beat generation, farouche partisan d'une écriture spontanée, libérée des carcans de l'académisme, Jack Kerouac (1922-1969) a consacré la plus grande part de son oeuvre à chroniquer sa propre existence, écartelée entre la tentation de la sainteté et la fascination pour la déchéance.
Fervent admirateur des grandes figures de la scène jazzistique américaine des années cinquante, l'auteur des « Mexico City Blues » a souvent relaté dans ses récits les soirées passées à boire et à écouter de la musique dans les clubs de la 52è rue, à NYC. On sait moins qu'il aimait à grimper sur l'estrade pour interpréter ses poèmes (parfois même les improviser) en compagnie de ses musiciens préférés. Quelques rares enregistrements ont conservé la trace de ces fins de soirées homériques. D'autres ont été réalisés en studio, avec des artistes tels que Steve Allen, Al Cohn, Zoot Sims…
En 1957, alors que son roman « Sur la route » (qu'il aura mis près de dix ans à publier) commence à lui faire une réputation de poète coureur, bringueur, bourlingueur, provocateur..., Jack Kerouac (1922-1969) signe un engagement de plusieurs semaines au « Village Vanguard », fameux club de jazz new-yorkais.
Entrant soûl chaque soir en scène afin d'anesthésier son trac, Jack en vint à redouter ces lectures publiques, saluées de sifflets et de ricanements. Pour tâcher de reconquérir un public hostile, il lut des textes d'Allen Ginsberg et de Gregory Corso, des prières, des mantras, improvisa des sermons bouddhiques, des éloges à l'œuvre de Thoreau ou de Joyce… Rien n'y fit : les new-yorkais branchés venaient contempler la déchéance de l'homme qui s'était fixé pour programme d'habiter « l'Amérique comme poème, au lieu de l'Amérique comme endroit où se débattre et suer ». 
Ce pathétique épisode de la vie tumultueuse de Jack Kerouac fournit le cadre et le point de départ de ce « tombeau », façon d'oratorio introspectif, jazz poem musical et verbal, méditation sur l'errance, l'écriture, la chute...

Créé au Théâtre d'Auxerre (son commanditaire), puis représenté à la Maison de la Poésie/Théâtre Molière, à Paris, du 15 septembre au 15 octobre 2004, le «Dit de la chute —  tombeau de Jack Kerouac » a d'abord été conçu et représenté comme un ouvrage dramatique musical, mis en scène par Michel Didym. Enzo Cormann y incarnait Kerouac dans sa loge et sur la scène du Village Vanguard, en compagnie de Jean-Marie Machado et de Jean-Marc Padovani, dans le rôle des musiciens qui accompagnaient parfois le poète dans ses lectures publiques. 
Le présent album est composé de larges extraits de l’ouvrage d’origine, laissant ici à la seule musique, là au texte isolé — le plus souvent à des enregistrements du trio en studio — le soin de témoigner de l'esprit de ce jazz poem.

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